… Et je découvris le Noctilien
Envoyé le 3 mai 2007
Mardi, la soirée avait super bien commencé. Avec Cécilia nous avions décidé de tester son cadeau d’anniversaire, à savoir un petit livre recensant les bars parisiens sympas. Nous nous sommes donc retrouvées à 20h à Châtelet. Le temps était doux, un temps de début de printemps, parfait pour une petite soirée.
Après avoir opté pour un premier bar fermé (jour férié…) notre choix fut celui de l’Art Brut. Un petit bar tout en long, décoré par un membre des Têtes Raides où ils ont passé les Ogres de Barback et autres groupes non identifiés mais du même genre. L’accueil est chaleureux et convivial, nous avons bu environ 4 verres de vin chacune et mangé du saucisson (pour l’haleine) pour 6E. Bref, on est sorties de là doucement joyeuses, détendues, nous avions passées une excellente soirée. Nous prenons notre RER, métro, train pour rentrer chez nous. J’arrive à la gare de Versailles… Et là c’est le drame : je n’ai pas mes clés. Je me souvient parfaitement de les avoir vues par terre devant ma porte d’entrée (no comment) et de m’être dit « il ne faudra pas que je les oublies »…
En fait je loue une chambre chez des gens et pour accéder à mon lieu de vie, je dois rentrer dans le jardin qui nécessite une clé pour l’ouverture de sa porte. Il était presque minuit, les gens se couchant vers 22h30 et étant versaillais, ils n’ouvrent pas leur porte la nuit (j’ai sonné après l’échec du plan C)
- Plan A : j’appelle Cécilia, lui demande si je peux dormir chez elle, elle me répond qu’elle m’accueille sans problème. Sauf que… je n’ai pas mon produit à lentille (j’avais également pensé à le prendre « au cas où », mais non) et dormir avec des lentilles c’est complètement pas indiqué, je n’ai jamais fait à part pour quelques minutes et déjà c’est totalement désagréable.
- Plan B : j’envisage alors la solution de jeter mes lentilles et d’aller chercher mes lunettes le lendemain matin. J’appelle donc la seule personne que je connais sur Versailles pour demander asile pour la nuit (je suis mega myope, il me fallait pour ce plan B un lieu proche de chez moi). Il se trouve que la personne en question se trouve dans l’est de la France, ce qui rend tout hébergement impossible.
- Plan C : et pourquoi pas escalader le mur du jardin ? … Euh tout simplement parce que c’est impossible.
Je reviens donc au plan A, tant pis pour mes yeux, je souffrirais. Sauf qu’il est minuit passé et que Cécilia réside à Alfortville : complexe de choper le dernier RER. Cécilia me dis que ça devrait être bon et que je n’ai pas besoin de courir entre les correspondances. Cool. J’arrive donc à la gare de Lyon et me dirige vers le quai du RER D. Je m’assoie et attend tranquillement quand « Nous vous informons que la gare souterraine va fermer, veuillez vous diriger vers la sortie ». Stupeur et tremblements. Je monte les escaliers à toute vitesse, à coté de moi 3 mecs me font des signes super bizarre et des grimaces en souriant (je comprend après qu’ils sont muets en fait…) et je cherche où ils ont pu mettre ce putain de dernier RER D. Je demande à quelqu’un avec un blouson « transilien » qui me dis « vous allez au fond là -bas et c’est à gauche. »
Là je me permets de faire une parenthèse : j’ai beaucoup de mal avec ma droite et ma gauche. Mais je suis certaine qu’il m’a dit de prendre à gauche. Je me concentre donc à mort et cherche fébrilement la main avec laquelle j’écris et tourne.
Ca n’a pas du tout, du tout l’air d’être par là . Je reviens là où j’étais tout à l’heure. Je décide donc de tester la droite. Je cours, et je vois un train qui part… le dernier RER D.
…
Et je découvris le Noctilien. Le bus de nuit parisien. Galère pour sortir de la gare de Lyon. Galère pour trouver où on prend le Noctilien qui mène à Alfortville. Galère de dormir avec des lentilles (ma solution pour éviter le total dessèchement oculaire fut de dormir avec un gant de toilette humide sur les yeux toute la nuit… ça marche pas trop mal).
Bref, une soirée où tout commence vraiment bien, où l’on se dit que quand même la vie est belle et où on se rappelle ensuite qu’on a la poisse. Mais bon, ça fait un sujet pour alimenter ce blog :)

moi je laisse mes lentilles dans 2 bouchons de bouteilles a tremper dans l’eau. Ok c’est pas génial, ça les assèche un peu, et ça fait très bizarre de les remettre le lendemain matin, mais je préfère ça a dormir avec.
Tu n’as pas la vie facile pauvre clotylde, tu devais être fraiche mercredi matin !
PS : "on se rappelle ensuite qu’on à la poisse."
=> "[...]qu’on a la poisse[...]"
annso : merci pour l’astuce ! J’y penserais la prochaine fois
tom : ben le lendemain matin ca allait, c’est le soir et jeudi matin où ce fut très dur.
PS : tu corriges les fautes toi maintenant :P
et un point pr le mamouth !!!!! mdr je te reconnais tjr autant la dedans ma fleur … vive la poisse , ca me rassure je me dis que je suis pas la seule mais la j’avoue tu a la palme cette fois ci …. en un mot ne change pas c’est comme ca qu’on t’aime ….
Mon DIEU !!! Mais c’est tout à fait calamiteux comme soirée ma joumelle !!! pauvre petit bipède, il t’en arrive toujours des bonnes a toi !
je comprends mieux ta sieste d’hier soir …
Gros bisous
remets toi vite
et la prochaine fois, mais du papier dans tes chaussures pour te rappeller de prendre ta clé …
Siiitch les copines ! Oui là c’est un des plans les plus galère que j’ai jamais eu j’avoue.
Ju : par contre la sieste d’hier soir, c’est normal, j’adore dormir n’importe quand. Et j’avais oublié le coup des chaussettes pense bete hihi
hum humn… ? "je suis mega myope, il me fallait pour ce plan b un lieu proche de chez moi" ;)